BIO

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Jah Prince est un artiste complet : auteur, compositeur, interprète, musicien et leader du groupe « Jah Prince and the prophets ». Jah Prince est l’un des pionniers de la scène reggae made in Africa, il commence sa carrière en 1977 période où le reggae roots battait son plein en France.

A l’âge de 12 ans, il quitte la Côte d’Ivoire pour la France, il rejoint alors son père expert-comptable pour Citroën à Aulnay-Sous-Bois en banlieue parisienne. Adolescent, il décide de se consacrer au Rastafarisme et laisse pousser ses cheveux.

C'est en 1981 après la mort de Bob Marley et sous son influence évidente qu'il monte son premier groupe" Center of Fire ". Guitariste, il n'a aucun mal à composer ses premiers morceaux et à poser sa voix dessus puisqu'il a étudié très jeune le chant avec son père. Jah Prince a choisi le reggae afin de véhiculer « un message pour la paix des nations ». Ses textes, il les écrit pour qu'enfin « l'Afrique se libère de ses chaînes et pour que cesse toute forme d'oppression ».

Agé de 21 ans, il plaque ses études en génie civil pour la musique et entreprend le trajet retour : back to Zion ! Nous sommes 1985 et ses dread-locks jusqu’aux reins lui valent les foudres de l’ancien président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. A l’époque Bob Marley n’était pas permit de venir en Côte d’ivoire lors de sa tournée africaine. Jah Prince est arrêté et détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), il est relâché un mois plus tard mais dépourvu de ses locks rebelles ! Cet épisode a inspiré la chanson « Prisonniers de Babylone », chanson phare de l’album du même nom.

Habile au football sur le terrain avec les jeunes du quartier et ouvert au peuple lorsqu’il vend au marché de Niangon (Abidjan) des plantes médicinales dont sa grand-mère a le secret, Jah Prince est Papus 1er, le vieux père du peuple, l’homme aux mille tribulations, le borrow man du ghetto.

Il se distingue alors dans des concerts comme Tambo 93, le Rocking Marlboro de Korhogo, avec Tiken Jah en première partie, et joue sur la scène du festival Rock de Cocody où il triomphe en 95 avec le groupe “Ying ô yang”. Il participe également en vedette au mémorial de Bob à Treichville à la ITACI.

En 1998, il entreprend la production de son premier album " First Mystic Revelation in the Roots " en Côte d'Ivoire puis au studio Kos & Co à Paris. En août 2003 après 5 années de travail, il nous apporte un nouveau message d'amour et continue à défier l'injustice dans son deuxième album " Prisonniers de Babylone " enregistré en live, sous le nom de Jah Prince and The Prophets, une grande famille de 7 à 12 musiciens qui s'est produite dans bon nombre de salles et festivals en Europe.

En 2010, Jah Prince prépare des projets pour l’Afrique : avec son association Jahps, il veut construire une école de musique, monter un festival et donner une série de concerts pour réconcilier une Côte d’Ivoire déchirée par des intérêts politico-économiques.

A cet effet il importe du matériel de musique et une production de 3 000 CDs de l’album « Prisonniers de Babylone ». La guerre éclate. En juin 2011, les effets de Jah Prince sont pillés au port d’Abidjan.

Jah Prince dénonce alors dans la presse locale « un piratage d’Etat ». Son franc parlé est peu apprécié du régime: après une arrestation arbitraire pour consommation de Cannabis, le 21 novembre 2012, Jah Prince se voit infliger une peine de prison d’un an et de cinq années d’interdiction du territoire ivoirien.

Les lettres envoyée par le comité de soutien à Jah Prince au président François Hollande ont porté leurs fruits, ainsi que le relais médiatique de la radio RFI et du bimensuel Mondomi : l’artiste binationale est gracié le 17 octobre 2013.

En tant que père de famille et artiste, Jah Prince souhaite malgré tout ne pas regarder en arrière et continuer à réaliser ses projets artistiques. Selon lui: « La paix commence par la musique ». Il souhaite être un acteur majeur de la réconciliation des peuples à travers son travail de chanteur compositeur.

Rédigé par jahprince.over-blog.com

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