Presse - Interview

Emprisonnement de Jah Prince, les médias relaient l'info

Exemplaire de la Lettre de l'ONG Freemuse adressée aux autorités pour la libération de l'artiste Jah Prince
Exemplaire de la Lettre de l'ONG Freemuse adressée aux autorités pour la libération de l'artiste Jah Prince

Exemplaire de la Lettre de l'ONG Freemuse adressée aux autorités pour la libération de l'artiste Jah Prince

Si vous souhaitez nous aider et parler de la mise en détention de l'artiste français et ivoirien Jah Prince, n'oubliez pas d'ajouter le lien de la pétition pour sa libération, c'est sur le site Change.org

 www.change.org/JahPrince

Chaque signature récoltée pèse de son poid dans la balance, merci à vous.

 

If you want to help us and talk about the french ivorian artist jah Prince detention, don't forget to mention the petition link, it's on Change.org:

 

www.change.org/JahPrince Each signature is important, thank you.

 


 

Détention arbitraire du rastaman Jah Prince à la Maca: Sa conjointe dénonce le mutisme des autorités ivoiriennes et françaises

CIVOX. NET
Vendredi 13 Septembre 2013 - 06:37
 
 
 
Jah Prince, arbitrairement détenu à la MACA
Jah Prince, arbitrairement détenu à la MACA
Il était rentré en Côte d’Ivoire, en provenance de France où il réside, dans le but de faire  la promotion de son nouveau disque «Prisonniers de Babylone»  avec le tournage d’un clip de soutien. Le reggaeman binational (français et ivoirien) Jah Prince, de son vrai nom Prince Saint Florent Serry, leader du groupe The Prophets, a été arrêté le 21 novembre 2012  «pour consommation de cannabis», à son domicile de Yopougon-Niangon-Lokoua, à Abidjan. La procédure à l’issue de laquelle il est détenu depuis le 28 du même mois, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), a été menée sans mandat d'arrêt ni mandat de perquisition. 

Elle réclame justice et indemnisation 

Selon Lucille Masson, conjointe du reggaeman prisonnier du pouvoir Ouattara, par ailleurs présidente de l’Association Jahps qui lutte pour sa libération, c’est effectivement ce  mercredi 21 novembre 2012 que des éléments du Commandant Binaté Aboudramane, ont fait irruption à son domicile sans mandat d’arrêt ni de perquisition. «Ils ont bousculé et frappé M. Prince Serry, avant de l’emmener de force jusqu’à «la Centrale» où il a été gardé cinq jours, bien plus des 48 h prévues dans le code pénal interna - tional» , témoigne-t-elle, dans un courrier, adressé aux autorités ivoiriennes et françaises, en date du 5 février 2013. La Française ajoute que le 23 juin 2011, des agents de la douane ivoirienne, sous la responsabilité du commandant Bouaket Touré, chef de bureau, et de M. Kouassi Kouamé Michel, chef de section vente aux enchères publiques, ont dépossédé totalement Jah Prince, sociétaire de la Sacem enregistré sous le n°44 02 33 010, de son matériel et de la production de CD de son œuvre musicale protégée par sa maison. «Cela s’apparente à du vol et à du piratage par des représentants de l’Etat de Côte d’Ivoire» , estime-t-elle. Dans le même courrier, Lucille Masson mentionne qu’avant son arrestation, Jah Prince qui a déjà injustement purgé plus de 10 mois de sa peine avait adressé une lettre ouverte par voie de presse, au chef de l’Etat ivoirien. Dans la correspondance, il demandait au nouveau gouvernement en place de lui restituer son matériel ou de le dédommager de «l’injustice que les douaniers lui ont faite, ainsi que la corruption et les malversations générales des agents de l’Etat ivoirien» . La lettre est demeurée sans suite, s’indigne la Française qui ne démord pas. «Aujourd’hui, nous sommes face à une situation urgente où un artiste binational, français et ivoirien à part entière, est arrêté et détenu illégalement. Et, malgré les conversations téléphoniques entre la famille de M. Serry, à Paris, et le Consulat de France en Côte d’ivoire, Mme Véronique Jolyot, Consule adjointe et responsable du service des affaires sociales ne s’est pas encore déplacée pour s’entretenir avec M. Serry lors de ses visites mensuelles aux détenus français. M. Prince Serry souhaite être indemnisé et libéré. Aujourd’hui, Jah Prince espère que les dirigeants de la République de Côte d’Ivoire lui rendent justice en restituant ce qui lui appartient ou en l’indemnisant. Il attend donc dans sa cellule, une réponse claire des gouvernements français et ivoirien» . 

Une pétition en faveur de Jah Prince 

«Je viens m'adresser à vous en tant que membre du comité de soutien à Jah prince et en tant que sa conjointe. Par ailleurs, l'ONG Freemuse défend Jah Prince au niveau des administrations étatiques. Ainsi une lettre a été envoyée au président français, François Hollande, et au ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius, à Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’Etranger,  Alain Sterbik, consul de France, Son Excellence Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, ainsi qu’aux autorités ivoiriennes, pour qu'au moins les procédures de justice soient respectées. Et que soit libéré le musicien Jah Prince» , martèle la Française avec qui Jah Prince a deux enfants dont Tom Prince (5 ans) et Jaynan (23 mois), et qui a régulièrement résidé à Yopougon pendant la période allant du 7 avril 2010 au 28 juillet 2012. La conjointe du reggaeman rentrée à Paris avec les enfants depuis juillet 2012 signale, en outre, qu'une pétition en faveur de l’artiste est ouverte en ligne sur Change.org, tout en  recherchant le nom Jah prince pour y arriver. Comme l’indique Lucille Masson, c’est en avril 2010, juste avant la guerre pos - télectorale ivoirienne qui a renversé Laurent Gbagbo et a précipité l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara, qu’elle rentre à Abidjan avec son conjoint. Le couple y a débarqué avec un container de matériel de musique et 3000 Cd de l’album «Prisonniers de Babylone ». L’objectif premier était de faire la promotion du disque et d’investir sur le territoire ivoirien, sur conseil, précise Lucille Masson, de Mme Khady Diallo de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France. Ce matériel a été convoyé par bateau, du port du Havre à Abidjan. Il se compose en tout de 3 véhicules et de matériel de musique (instruments, pièces d’éclairage et de sonorisation.) Le tout, pour une valeur de 300 000 euros. Soit environ la somme de 200 millions Fcfa. Le premier procès  de Jah Prince  a eu lieu le 5 décembre. Le leader du groupe The Prophets  qui a fêté ses 50 ans en prison, le 14 février dernier, a été jugé et condamné par le parquet de Yopougon-Abidjan à une peine d’un an de prison ferme, assortie de 5 ans d'interdiction de séjour sur le territoire national ivoirien «pour consommation de cannabis». Jah Prince qui a déjà purgé plus de la moitié de sa peine, a interjeté appel. Mais depuis le report de son procès, le  mercredi 10 juillet 2013, l’inquiétude va grandissante chez sa conjointe Lucille Masson, prési - dente de l’Association Jahps qui lutte pour la libération l'artiste, selon elle, il - légalement détenu et pour tous les au - tres prisonniers, qu'ils soient politiques ou de droit commun, sous le régime Ouattara. Auteur-compositeur-interprète, Jah Prince s'est exprimé, en décembre et janvier 2011 dans la presse et à la radio ivoirienne. En effet, dans le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, le reggaeman soutenait : «Je suis venu demander aux politiciens de s’effacer et de laisser le peuple travailler. Il faut, pour cela, désarmer les consciences violentes, repartir sur de nouvelles bases et éviter de brûler le pays» . Même message de l’artiste, dans le quotidien Le Temps. Deux chansons de son album ont été, en outre, diffusées à la RTI.  Jah Prince a de nouveau appelé à la paix. Quelques semaines après, en juin 2011, au port d'Abidjan, son container contenant du matériel de musique et 3000 CD de son album «Prisonniers de Babylone» a été vendu aux enchères. «Et pourtant, il a été déclaré comme effets personnels» , dénonce Lucille Masson. 

Le parcours du combattant 

Après plusieurs années durant lesquelles il compose ses chansons et arrange le son de certains groupes et artistes, ses fans lui demandent de réaliser son propre support afin de faire mieux connaître son talent. Il décide alors de réaliser son premier album, au milieu des années 90,  sous le titre, «First Mystic Revelation in the Roots». Mais ses chansons ne seront jamais entendues, le point d’enregistrement qui l’accueillait, le Studio Akwaba, étant littéralement parti en fumée avec sa maquette dont il n’avait aucune copie. «Prisonniers de Babylone» , une production personnelle, est donc en quelque sorte son second album enregistré dans l’un des meilleurs studios parisiens Kos and Ko. Il est sorti dans les bacs, depuis août 2003. Après maintes années de tribulation, c’est un album de grande maturité que Jah Prince offre au public. La qualité du son et les sujets traités incitent au respect. L’œuvre est, en effet, très représentative du rythm & folk africain de par son groove, dans un beat up-tempo suffisamment syncopé. La musique de Prince Serry navigue entre la soul des jazzmen et le balancement expressif et langoureux du reggae. En somme, sa musique est progressive  et fusionne différents styles : ska, blues, soul, rock steady, afro beat… Jah Prince a choisi le Reggae, pour libérer ses messages de paix et d’amour qui lui coûtent sans doute aujourd’hui le courroux de certains extrémistes. Malgré les appels de Freemuse et de l’Association Jahps, le gouvernement ivoirien reste insensible. Et le reggae - man reste prisonnier, après que le pou - voir lui a tout arraché. «Je vis entre les deux continents, l’Europe et l’Afrique. Il faut dire que pour tout artiste, il y a un champ de bataille qui prend du temps. C’est tout un parcours et c’est en fonction de ça que l’artiste arrive à s’affirmer. Donc si pour certains, je suis underground, semi- pro pour d’autres, je suis avant tout un professionnel», déclarait un jour à la 
presse le guitariste qui a successivement participé à des concours d’orchestre et concerts en Côte d’Ivoire, tels que  Podium 91 de la RTI, Tambo 93, Cocody Rock Star 94, Rockin’ Malbhoro 95 avec Tiken Jah Fakoly en première partie, Bassam Plage (97) et Mémorial Bob Marley(98). 

Le Prince de Niazarako 

Prince Serge Saint Florent Serry est né dans la sous-préfecture de Niambéza - ria, région de Lakota. Son père, chef coutumier de Niazaroko du pays dida, le baptiste Prince, le désignant ainsi comme son successeur. Il arrive en France à l’âge de 12 ans, où il poursuit l’école avec brio. Alors qu’il se destine à des études d’architecture, Jah Prince décide de tout plaquer pour se consacrer entièrement à la musique. A 21 ans, il retourne sur sa terre natale pour y étudier les rythmes africains. C’est le «Back to Zion, Motherland Africa» pour Jah Prince qui a fait ses premiers pas dans la musique, en 1977, mais monté son premier groupe «Cen - ter of fire» après la disparition brutale, en 1981, de Bob Marley, le Pap du reg - gae, le rastaman en qui l’Ivoirien se reconnaît. 

Schadé Adédé 

schadeci@yahoo.fr 

Notre voi

JAH PRINCE : Artiste franco-ivoirien engagé et prisonnier d’opinion en Côte d’Ivoire

 

 
JAH PRINCE : Artiste franco-ivoirien engagé et prisonnier d’opinion en Côte d’Ivoire
JAH PRINCE, de son vrai nom Prince SERRY, est un artiste franco-ivoirien engagé qui fait de la musique reggae depuis plus de 35 ans. Sous Houphouët déjà, il avait connu l’enfer des geôles ivoiriennes pour avoir défendu les valeurs du « rastafarisme » en refusant de se couper les cheveux. Cette soif insatiable de justice qu’il a porté haut et fort dans son album « Prisonniers de Babylone » en dénonçant les atteintes aux libertés fondamentales l’a sans doute à nouveau conduit à la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’ABIDJAN). 

En avril 2010, il décide en effet de rentrer au pays et de s’y installer avec sa famille pour y développer son Art. Au plus fort de la crise postélectorale, avec son petit garçon et sa femme enceinte de leur deuxième enfant, il refuse la proposition des autorités françaises de rejoindre le 43ème BIMA au titre de la protection de ses ressortissants. Hors de question de se mettre sous la protection de cette France dite des Droits de l’Homme qui est en train de mettre le pays à feu et à sang pour chasser les autorités légitimes de CÔTE D’IVOIRE et y installer ses amis ! Il demande à sa famille de lui faire confiance et de rester avec lui aux côtés du peuple ivoirien. Au cœur du quartier de YOPOUGON, ils subissent au quotidien les bombes de la France, les exactions des FRCI, les pillages et les menaces de toutes sortes sur fond d’embargo européen. Bien que terrifiés et comme des millions d’Ivoiriens, ils commencent à avoir faim et à manquer de produits de première nécessité. Alors avec leurs voisins, ils s’organisent pour s’approvisionner et survivre aux tragédies quotidiennes de cette guerre d’occupation néocoloniale qui ne dit pas son nom ! 

Après le 11 avril 2011, quand la France finit de prendre le contrôle du pays par rebelles interposés en capturant le Président Laurent GBAGBO avec ses proches et fidèles collaborateurs, un chaos indescriptible règne. Survivre dans cet enfer n’est pas chose facile, mais un calme précaire finit par revenir (pour tous ceux qui ne s’affichent pas ouvertement pro-GBAGBO* ou sont réputés le soutenir à tort ou à raison). 

Mais pas pour JAH PRINCE. En juin 2011, des agents de la douane ivoirienne le dépossèdent totalement de son matériel et de sa production musicale estimés à 300 000€. Paie-t-il ainsi sa fidélité aux autorités légales de CÔTE D’IVOIRE ? Ses prises de position publiques contre l’ingérence extérieure et la solution militaire à la crise ivoirienne ? Ou ne doit-on y voir qu’une saisie d’opportunité de biens privés par des chefs rebelles qui, ne pouvant plus vivre de trafics et autres butins de guerre, se rabattent sur ce qu’ils peuvent, assurés d’une certaine « immunité » des nouvelles autorités installées à coup de bombes franco-onusiennes, surtout si la victime n’a pas fait allégeance à ces dernières ? 

Les problèmes de JAH PRINCE ne s’arrêtent pas là. Comme il continue à dénoncer publiquement cette confiscation illégale de tous ses biens mettant en cause les nouvelles autorités du pays, il est arrêté le 21 novembre 2012 et condamné à un an de prison ferme et à 5 ans d’interdiction de territoire ivoirien pour… simple consommation de cannabis ! De quoi s’interroger sur la motivation de cette sanction pour le moins sévère relativement à un délit aussi mineur qui met les autorités ivoiriennes responsables de la confiscation de ses biens à l’abri de toute poursuite pour un bon moment ou bien ? 

Comme souvent dans ce genre de dossiers politiques très sensibles, les autorités françaises sollicitées prétendent ne pas pouvoir intervenir dans les affaires intérieures d’un autre pays (la phrase exacte du courrier réponse du directeur de Cabinet de l’Elysée est : « Le droit international proscrivant toute ingérence dans la justice d’un Etat étranger souverain, les autorités françaises ne peuvent s’immiscer dans la défense de M. SERRY ». En revanche, bafouer le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, organe judiciaire suprême de la CÔTE D’IVOIRE, en contestant la victoire de Laurent GBAGBO pourtant régulièrement investi par ce dernier, apparemment ça n’est pas interdit par le droit international… Allez comprendre !). Qui ne se souvient de la mobilisation des mêmes autorités françaises dans l’affaire Cassez ou encore dans la sordide affaire de l’Arche de Zoé ? Il s’agissait pourtant de citoyens français accusés de crimes de droit commun autrement graves… A moins qu’il n’y ait plusieurs catégories de citoyens français ? 

Que pèse en effet la vie d’un artiste engagé non corruptible face aux énormes contrats et autres marchés juteux de nos multinationales auxquels nos dirigeants occidentaux doivent tant ? De là à expliquer le peu d’empressement des autorités consulaires à assurer les missions qui leur incombent, il n’y a qu’un pas que nous nous empressons de franchir. Non seulement les autorités françaises ont refusé d’apporter leur aide à cet artiste franco-ivoirien suite à la confiscation illégale de tous ses biens, mais elles n’exercent même pas leur devoir élémentaire de protection. En dépit de l’assurance écrite d’une visite mensuelle de la représentante du Consulat français à la MACA où il purge sa peine, JAH PRINCE n’a fait état que d’une seule visite de cette dernière. Et c’était bien avant le massacre de la nuit du 23 au 24 juillet dernier dont le tragique bilan continue de s’alourdir avec ses dizaines de morts et ses centaines de blessés, JAH PRINCE lui-même ayant souffert des conséquences de l’inhalation de gaz toxiques. 

Décidément, un prisonnier peut en cacher un autre, mais toute vérité n’est pas bonne à dire dans cette forteresse françafricaine bien gardée… Citoyens français, dormez tranquilles, les chiens de garde de l’Occident veillent sur vous… Sauf si par mégarde vous entrez en conflit avec leurs servants locaux ! 



*A ceux qui lui font grief de ne pas avoir revendiqué son appartenance au camp pro-Gbagbo, il répond par la voix de sa femme qui ne se reconnaît pas dans cette étiquette, que comme la plupart des Ivoiriens, ils soutenaient Laurent GBAGBO en tant que Président élu et investi par le Conseil Constitutionnel, autant par engagement partisan que par respect des institutions souveraines de CÔTE D’IVOIRE. 

Christine TIBALA 

 

Dimanche 25 Août 2013
La Dépêche d'Abidjan
Jeudi 18 Juillet 2013
  Patrice Finel et Pierre Boutry

Jah_Prince.gifJah Prince, de son vrai nom Prince Serry, est un artiste franco-ivoirien chanteur-compositeur de reggae. il a deux enfants en bas âge avec sa compagne Lucille Masson. Jah Prince est un artiste engagé sur des valeurs la liberté, la dignité, l’amour mystique. Son principal album intitulé «Prisonniers de Babylone», dénonce en 10 titres les maux qui accablent l’Afrique d’aujourd’hui : l’oppression, la corruption, la violence, le néocolonialisme, le néo fascisme.

En avril 2010, il retourne avec sa famille s’installer en Cote d’Ivoire, pour préparer un nouvel album, construire une école de musique et organiser une tournée dans le pays ; il envoie par bateau du Havre à Abidjan son matériel (instruments, matériel d’éclairage et de sonorisation et 3000 CD de son album) pour une valeur de 300 000 €.

En Janvier 2011 il s’exprime dans la presse locale en demandant aux « Présidents occidentaux de laisser en paix les Présidents africains » : « je suis venu demander aux politiciens de s’effacer et de laisser le peuple travailler. Il faut pour cela désarmer les consciences violentes, repartir sur de nouvelles bases et éviter de brûler le pays». En juin 2011, son matériel, toujours bloqué au port, lui est confisqué et pillé. Il proteste et demande au Président Ouattara la restitution de ses biens.

Mais Babylone ne désigne pas seulement l’Occident corrupteur et il n’est pas facile dans la Côte d’Ivoire actuelle d’être un prince dida originaire de Niazaroko, une commune que le gouvernement ivoirien vient de supprimer certainement pour faire oublier les exactions commises par les nouvelles forces armées (FRCI) à l’encontre de la population le 30 octobre 2011.

Le 21 novembre 2012, Jah Prince est arrêté chez lui, frappé et menotté, mis en prison et il est condamné par une justice expéditive le 15 décembre 2012 à un an de prison et 5 ans d’interdiction de territoire pour consommation de marijuana !

Sa compagne a écrit à Hollande, à Fabius, à Ouattara….. Le cabinet du Président Hollande a répondu : « Le droit international proscrivant toute ingérence dans la justice d’un Etat étranger souverain…. ».

Il s’agit clairement d’un emprisonnement pour délit d’opinion, avec un prétexte pour le condamner. Quand un régime en vient à enfermer les artistes, ce n’est vraiment pas bon signe !

Le Parti de gauche interpelle le gouvernement français quant au sort injuste fait à l’un de ses citoyens et exige qu’il mette en œuvre l’ensemble des moyens dont il dispose pour obtenir la libération et le défraiement du reggaeman Jah Prince.

Une pétition est en ligne, que le Parti de gauche vous invite à signer 

Le blog de Jah Prince

 - See more at: http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/france-cote-d-ivoire-liberez-jah-prince-24267#sthash.P61KViA4.dpuf

 

Pétition pour la libération de Jah Prince
03/07/13 - par Reggae.fr
Pétition pour la libération de Jah Prince  

Jah Prince est un artiste reggae franco-ivoirien. Il a été arrêté en Côte d'Ivoire le 21 novembre dernier, officiellement pour consommation de cannabis. En réalité, ses deux interviews dans la presse et son passage à la RTI (radio télévision ivoirienne) avant la guerre (janvier 2011) pour que les deux candidats aux élections s'entendent sans en arriver à prendre les armes, et la diffusion des chansons de son album, avaient beaucoup dérangé. Il a été condamné à un an d'emprisonnement et cinq années d'interdiction du territoire ivoirien. 

Il a bien sûr interjetté appel de cette décision.
En attendant cependant sa femme Lucille mène un combat quotidien afin que les pouvoirs publics français s'emparent de l'affaire et défendent sa liberté d'expression en trouvant un moyen de le libérer. 

La pétition "Libérez Jah Prince" => ici
Plus d'infos:
http://jahprince.over-blog.com/
https://www.facebook.com/jahprinceandtheprophets

 

Droit de Parole : Jah Prince, chanteur compositeur reggae détenu en Côte d'Ivoire !    DaVibeJamaïca

Écrit par  CoXsoneMise à jour le 17/07/2013 - 11:07  | Publié le 12/07/2013 - 16:45
 Une fois n'est pas coutume ce n'est pas un article que nous vous proposons, mais une liberté de parole adressée par une amie, et la femme d'un artiste qui se nomme Jah Prince, actuellement en Côte d'Ivoire actuellement incarcéré en Cote d'Ivoire !  
 
 

 

 

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Bonjour, je suis la conjointe de Mr Prince Serry, il est français et ivoirien, il a été arrêté le 21 novembre 2012 à son domicile sis Niangon lokua à Abidjan, Côte d'Ivoire, sans mandat d'arrêt ni de perquisition. Mon conjoint est artiste chanteur compositeur musicien, il est connu sous son nom d'artiste Jah Prince.

Nous avons fait un déménagement vers la côte d'Ivoire en avril 2010, juste avant la crise. Nous sommes venus avec un contener contenant le matériel de musique, et 3000 cds (la production de l'album "Prisonniers de Babylone" de Jah Prince) ( sociétaire SACEM n°44 02 33 010)  dont Jah Prince venait faire la promotion dans son pays et tourner un clip.

En décembre et janvier 2011 il s'est exprimé dans la presse et la radio locale. Dans le journal Fraternité matin: « Je suis venu demander aux politiciens de s’effacer et de laisser le peuple travailler. Il faut pour cela désarmer les consciences violentes, repartir sur de nouvelles bases et éviter de brûler le pays. ».

Et, dans le journal Le temps, dont le directeur du groupe de presse, Ousmane Sy Savané, a recouvré la liberté le 3 mai dernier, 20è journée mondiale de la Liberté de la Presse. Deux chansons de son album ont été diffusées à la RTI et  Il a de nouveau appeler à la paix.

Quelques semaines après, ,au port d'Abidjan, en juin 2011, le contener de mon conjoint est vendu aux enchères, Le contener contenant du matériel de musique et 3000 CD de son album "Prisonniers de Babylone".pourtant déclaré comme effets personnel.

Je suis revenu avec les enfants en Juillet 2012 mon fils tom-prince alors âgé de 4 ans et ma fille Jaynan alors âgé de 11 mois.Le premier procès a eu lieu le 5 décembre il a été jugé pour consommation de cannabis et le verdict prononcé a été un an d'emprisonnement et cinq ans d'interdiction du territoire ivoirien! Jah Prince a purgé maintenant plus de la moitié de sa peine, il a eu 50 ans en prison le 14 février dernier. 

Le procès en appel a eu lieu mercredi dernier, 10 juillet, mais le juge a décidé de reporter l'appel. 

Pouvez vous communiquer sur le sort de mon mari, j'aimerai vraiment que la diplomatie française intervienne pour qu'au moins les procédures de justice soient respectées.

Jah Prince est un artiste complet : auteur, compositeur, interprète, musicien et leader du groupe « Jah Prince and the prophets ». Jah Prince est l’un des pionniers de la scène reggae made in Africa. Ce rastaman a commencé sa carrière en 1977, période où le reggae roots battait son plein.

A l’âge de 12 ans, il quitte la Côte d’Ivoire pour la France, il rejoint alors son père expert-comptable pour Citroën. Il grandit à Aulnay-Sous-Bois mais, à 21 ans, il plaque ses études en génie civil pour la musique et entreprend le trajet retour : back to Zion !

C'est en 1981 après la mort de Bob Marley et sous son influence évidente qu'il monte son premier groupe" Center of Fire ". Guitariste, il n'a aucun mal à composer ses premiers morceaux et à poser sa voix dessus puisqu'il a étudié très jeune le chant avec son père. Jah Prince a choisi le reggae afin de véhiculer  « un message pour la paix des nations ». Ses textes, il les écrit pour qu'enfin « l'Afrique se libère de ses chaînes et pour que cesse toute forme d'oppression ».

Habile au football sur le terrain avec les jeunes du quartier et ouvert au peuple lorsqu’il vend au marché de Niangon (Abidjan) des plantes médicinales dont sa grand-mère a le secret, Jah Prince est Papus 1er, le vieux père du peuple, l’homme aux mille tribulations, le borrow man du ghetto.

Il se distingue alors dans des concerts comme Tambo 93, le Rocking Marlboro de Korhogo, avecTiken Jah en première partie, et joue sur la scène du festival Rock de Cocody où il triomphe en 95 avec le groupe “Ying ô yang”. Il participe également en vedette au mémorial de Bob à Treichville à la ITACI.

En 1998, il entreprend la production de son premier album " First Mystic Revelation in the Roots " en Côte d'Ivoire puis au studio Kos & Co à Paris.

En août 2003 après 5 années de travail, il nous apporte un nouveau message d'amour et continue à défier l'injustice dans son deuxième album " Prisonniers de Babylone " enregistré en live, sous le nom de Jah Prince and The Prophets, une grande famille de 7 à 12 musiciens (chants, guitares, basse, batterie, clavier, percussion, cuivres) qui s'est produite dans bon nombre de salles et festivals en Europe.

C’est un album d’une grande maturité et salué par les connaisseurs : la construction musicale raffinée laisse place tour à tour à la voix chaleureuse et quelque peu éraillée de Jah Prince et aux instruments.  C’est une musique métissé de rock, groove, soul, reggae entrecoupée de paroles pleines de sagesse. 

En 2010, Jah Prince prépare des projets pour l’Afrique : avec son association Jahps, il veut construire une école de musique, monter un festival et donner une série de concerts pour réconcilier une Côte d’Ivoire déchirée par des intérêts politico-économiques.

A cet effet il emmène avec lui du matériel de musique et une production de 3 000 CDs de l’album « Prisonniers de Babylone ». La guerre éclate. Les douaniers ne protègent pas les effets de Jah Prince au port d’Abidjan, au contraire, ils volent les instruments et pillent les 3 000 CDs. 

Jah Prince dénonce alors dans la presse locale « un piratage d’Etat ». Son franc parlé est peu apprécié du régime : après une arrestation arbitraire, le 21 novembre dernier, Jah Prince se voit infliger une peine de prison d’un an et de cinq années d’interdiction du territoire ivoirien.

Jah Prince est un homme pacifique en tant que rasta il dénonce toute forme de violence et d’oppression d'hommes envers d’autres hommes, de nations envers d’autres nations. Il se demande si ses frères noirs ne seraient-ils pas tombés dans le piège de la haine, du tribalisme ou de "l’apartheïd panafricaine"? Du fond de sa cellule Jah Prince interpelle l’Humanité à ne pas perdre de vue le respect envers son prochain.

Il ne faudrait pas que les puissants nous privent de ces artistes rebelles aux injustices et défenseurs des droits de l’Homme, car, nous avons plus que jamais besoin d’eux à l’heure où nos sociétés nous poussent à une course folle de la consommation à tous prix et à en perdre nos âmes ! 

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