Libérez notre ressortissant Jah Prince

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Communiqué de presse du 29/09/2013

Selon le porte parole du gouvernement ivoirien et suite à un conseil des ministres extraordinaire du vendredi 20/09/2013, « Le Conseil a décidé d’accorder une grâce collective à environ trois mille (3000) détenus, auteurs de certaines infractions de droit commun. Un décret du Chef de l’Etat ( Mr Alassane Ouattara) viendra préciser les modalités d’application de cette grâce après une analyse au cas par cas des dossiers des potentiels bénéficiaires. »

Nous, comité de soutien à l’artiste chanteur compositeur Jah Prince, ne sommes pas surpris de cette décision qui intervient quelques semaines après nos courriers adressés au président français Mr François Hollande ainsi qu’aux ministres de son gouvernement. Notre lettre visait à tirer la sonnette d’alarme quant au cas de Jah Prince, artiste français et ivoirien qui illustre la non compétence de la France à remplir sa mission de sécurité auprès de ses ressortissants français prisonnier à l’étranger. Les pièces jointes comportaient des photos de l’artiste détenu, les photocopies des passeports français de sa conjointe, de ses enfants et de lui-même.

La sécurité de notre ressortissant n’est pas garantie à la Maison d’Arrêt et de correction d’Abidjan (la M.A.C.A.). Des troubles particulièrement violents se sont déroulés à l’insu de notre ressortissant, les 23 et 24 juillet 2013 lors d’une tentative d’évasion, plusieurs prisonniers ont trouvé la mort, les autres ont été aspergé de gaz lacrymogène dans leur cellule. Mr Prince, Serge Serry, ayant accompli son cinquantième anniversaire, a été victime d’une intoxication suite à cette aspersion de gaz en grande quantité. Il est donc souffrant et a besoin de soins plus appropriés que les soins fourni par l’infirmerie de la M.A.C.A. De plus, la M.A.C.A a été signalée dans les comptes rendus de l’O.N.U.C.I pour avoir été le théâtre d’émeutes, de règlements de comptes ethniques et d’épidémies graves. 
 Arrêté à son domicile le 21 novembre 2012 avec brutalité, sans mandat d’arrêt ni de perquisition, il avait été jugé le 5 décembre 2012 à un an d’emprisonnement et à 5 années d’interdiction du territoire ivoirien pour consommation de cannabis.

Nous tenons à informer que Jah Prince ne doit pas être une fois de plus oublié lors de cette actuelle grâce présidentielle 3000 prisonniers. Si tel était le cas, les ONG de défense des droits de l’homme et des prisonniers qui nous soutiennent tels que Freemuse et Amnesty international (statuts consultatifs ECOSOC), nous ont assuré de faire une demande à l’ONU pour que les droits humains concernant le citoyen Prince Serge Serry, dit Jah Prince soient respectés. En effet dans son cas, les accords de coopération entre la France et la Côte d’Ivoire doivent être appliqués (article 29 de la convention bilatérale).      

Nous, comité de soutien à Jah Prince posons de même la question de la réinsertion de l’artiste. Nous rappelons qu’avant son arrestation sans égard aux procédures et son jugement quelque peu abusif,  Jah Prince était venu en Côte d’ivoire en tant qu’investisseur étranger. L’artiste français avait investi dans du matériel de musique et de sonorisation pour une valeur totale de 200 000 euros. Incluant dans un contener une production de 3000 cds de son dernier album « Prisonniers de Babylone ». Ses projets avec son association Jahps était d’installer un studio d’enregistrement pour produire des artistes du pays, et de construire une école de musique sur son terrain de Niangon Lokua (commune d’Abidjan).

La crise postélectorale de 2010 lui a été préjudiciable puisque les douaniers ont faillit à leur mission de sécurisation des biens d’autrui au mois de juin de cette même année. A partir de ce moment l’artiste s’est adressé directement au chef de l’Etat ivoirien par voie de la presse pour que lui soit rendu les effets importé par ses soins. Le comité de soutien à Jah Prince demande donc comme préalable à la réinsertion de l’artiste dans la société civile : la rétrocession de ses biens ou un dédommagement équivalent à la valeur des effets importés.

Communiqué de presse du vendredi 18 octobre

Depuis vendredi 11 octobre, plusieurs centaines de prisonniers de droit commun ont été libérés en Côte d’Ivoire dont l’artiste français et ivoirien Jah Prince qui a recouvré la liberté jeudi 17 octobre.

Jah Prince était venu en Côte d’ivoire en tant qu’investisseur étranger. L’artiste français avait investi dans du matériel de musique et de sonorisation pour une valeur totale de 200 000 euros. Incluant dans un contener une production de 3000 cds de son dernier album « Prisonniers de Babylone ». Ses projets avec son association Jahps étaient d’installer un studio d’enregistrement pour produire des artistes du pays, et de construire une école de musique sur son terrain de Niangon Lokua (commune d’Abidjan).

La crise postélectorale de 2010 lui a été préjudiciable puisque les douaniers ont faillit à leur mission de sécurisation des biens d’autrui au mois de juin de cette même année.  A partir de ce moment l’artiste s’est adressé directement au chef de l’Etat ivoirien par voie de la presse pour que lui soit rendu les effets importé par ses soins.

Arrêté à son domicile le 21 novembre 2012 avec brutalité, sans mandat d’arrêt ni de perquisition, il avait été jugé le 5 décembre 2012 à un an d’emprisonnement et à 5 années d’interdiction du territoire ivoirien pour consommation de Cannabis.

Nous, en tant que comité de soutien à Jah Prince, saluons cette grâce présidentielle suite au conseil des ministres extraordinaire du vendredi 20/09/2013, « Le Conseil a décidé d’accorder une grâce collective à environ trois mille (3000) détenus ».  Selon Jah Prince « c’est inexorablement un pas de plus vers une réconciliation national. En effet, les familles, dans un camp comme dans l’autre, qui ont leurs parents emprisonnés pourront maintenant plus facilement pardonner ».

Le compositeur et chanteur de reggae pense qu’« une réconciliation de la nation ivoirienne est nécessaire pour les populations locales mais aussi bien pour les visiteurs et investisseurs étrangers qui, pour participer au développement de la Côte d‘Ivoire, ont aussi besoin d’un climat de paix durable plus qu’un climat de sécurité en apparence. »

Jah Prince demande « une libération totale des prisonniers sur le territoire ivoirien ». Il explique que « les personnes prisonnières depuis la fin de la guerre jusqu’à aujourd’hui doivent être libérées car elles ne sont pas entièrement responsables de leurs actes. La politique a installé un climat de guerre c’est cela qui a poussé les hommes a se aïr et s’entretuer ». Jah Prince illustre ses propos : « dans le bâtiment C de la MACA, il y a des prisonniers politiques pro-gbagbo et des prisonniers FRCI qui partagent les mêmes assiettes et il n’y a pas eu une goutte de sang versée. C’est la politique qui cause les conflits. » 

Mr Prince, Serge Serry a été privé de ses outils de travail, les projets de son association Jahps ont été réduits a néant privant aussi sa conjointe de revenus provenant de l’usage du matériel investi. C’est toute une famille qui se trouve privé de ressources.

Mr Serry en tant que père de famille et artiste, souhaite malgré tout ne pas regardé en arrière mais continuer à réaliser ses projets économiques et artistiques. Il souhaite être un acteur majeur de la réconciliation des peuples à travers son travail de chanteur compositeur. Selon lui la musique est « indispensable pour apaiser les maux de l’humanité » « surtout en Côte ‘Ivoire où la guerre a cessé mais la paix n’est toujours pas là ».

Jah prince prône comme dans sa chanson du même titre que son album « prisonniers de babylone » une libération totale des prisonniers. Comme il le dit lui-même « cette chanson est illustre le dilemme actuel », « je demande au chef de l’Etat ivoirien une libération de tous les prisonniers qui comprend les prisonniers de droit commun, les prisonniers politiques, les prisonniers FRCI… ». Osons un pas de plus vers une réconciliation des cœurs.

 

 

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