L'album Prisonniers de Babylone de Jah Prince

L'album "Prisonniers de Babylone" par Jah Prince

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Chronique de l'album Prisonniers de Babylone

 

Jah Prince est l’un des pionniers de la scène reggae made in Africa. Auteur, compositeur, guitariste, il est le leader du groupe Jah Prince & the Prophets. Son album intitulé « Prisonniers de Babylone » d’une grande maturité, signe pour l’artiste une consécration. D'une grande richesse musicale et spirituelle, il est digne des plus grands du reggae. Sorti dans les bacs et en digital en 2010, c'est le premier album de l'artiste, aboutissement de ses vingt ans d'expérience sur les scènes de Côte d'Ivoire et de France.

La musique de Jah Prince est une affaire de métissage. Prince chante en français, en anglais et en dida (dialecte de Côte d'ivoire). Sa musique navigue entre les influences de la soul afro-américaine et le balancement expressif du reggae roots jamaïcain. Les guitares balancent des riffs et solos ravageurs dignes d'un groupe de rock alors que les basses lourdes sont celles de la dub music. Surtout, les rythmes et l'énergie musicale caractéristiques de Côte d'Ivoire donnent un groove et une puissance bien particulière à sa musique. Le tout est relevé par des cuivres qui rappellent les big bands de la Nouvelle Orléans. C'est certain, il serait un peu rapide de classer la musique de Jah Prince dans le genre reggae. Qu’est-ce que c’est ? Du rock à la sauce reggae ? Du reggae aux épices africains? Quoiqu’il en soit Jah Prince a trouvé une belle recette. Ça groove, ça skank, le son est propre, et c'est du live !

L'album parvient à nous tenir en haleine, en alternant ballades langoureuses (« Love Me Woman » « Go Away Vampire ») et morceaux festifs (« Ying & Yang Cocody Star », « Necka Mon Dissah ») avec des titres militants dans un style roots plus classique (« Rebel Man », « Prisonniers de Babylone »).

Pour Jah Prince, « la paix commence par la musique ». Il met son art au service de la liberté d'expression et milite musicalement contre toutes les formes d'oppressions qui sévissent en Afrique et dans le monde. Il s'inscrit ainsi dans la tradition des rebelles du reggae. Ses paroles dénoncent le néo-colonialisme que subissent de nombreux pays africains, mais aussi les persécutions, la corruption et l'oppression politique menées par gouvernements africains eux-mêmes. Cela lui a valu les foudres du gouvernement ivoirien qui l'arrête arbitrairement à son domicile en Côte d'Ivoire en 2012. Il est emprisonné à la MACA, la maison d'arrêt d'Abidjan pour une peine d'un an, suivi de cinq ans d'interdiction sur le territoire ivoirien. Cela fait de l'album « Prisonniers de Babylone », paru quelques années plus tôt, une œuvre tristement prophétique. Mais Jah Prince ne se laisse pas abattre. Ainsi chassé de la terre de ses origines, il continue de pratiquer sa musique en France pour dénoncer les injustices et inviter à la paix entre les hommes.

Jah Prince travaille actuellement en studio pour la sortie d'un nouvel album, et il présente déjà, avec ses musiciens les prophètes, quelques nouvelles compositions sur les scènes de France. 

Prochains concerts

Chronique sur l'emprisonnement de Jah Prince

De cet album, "Prisonniers de Babylone", 3 000 CD ont été envoyés en Côte d'Ivoire, terre natale de l'artiste. Mais, en juin 2011, les agents douaniers s'empressent de piller l'oeuvre musicale du chanteur compositeur Jah Prince ainsi que le matériel de scène et de sonorisation qu'il avait importé du Havre à Abidjan. Il dénonce alors dans les journaux de la place "un piratage d'Etat"et invite le peuple à la pacification "il faut désarmer les consciences violentes et éviter de brûler le pays pour que les gens repartent travailler en paix".

Son franc parlé dérange à un tel point que l'artiste franco-ivoirien se fait arrêter arbitrairement le 21 novembre 2012 dans sa maison de Niangon Lokua (commune d'Abidjan). Il est depuis cette date prisonnier à la MACA (maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan). Sa peine est de un an de prison puis cinq ans d'interdiction du territoire ivoirien! Pourquoi un innocent serait il expulsé de la terre de ces ancêtres? En plus d'être injuste, cela ne nous paraît pas clair.

L'association Jahps a besoin de récolter des fonds pour médiatiser le triste sort de l'artiste et organiser des concerts de soutien, des sitting... vos idées sont les bienvenues. Le sort de Jah Prince touche de près la liberté d'expression en Côte d'Ivoire, la partie s'annonce difficile mais un innocent ne doit pas rester dans une abominable prison! 

Vous qui avez cette liberté d'agir, acheter l'album! Le son est propre, synchro. La musique et les paroles sont d'inspiration mystique... Une sorte de voyage libérateur...

Laissez s'exprimer les artistes, ne sont-ils pas les garants d'une démocratie?

 

 Chronique Avril 2013

 

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